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L'empereur
qui succède à Gallien, Claude II le Gothique,
est né vers le 10 mai 214 dans la région
de Dardanie en Illyrie. Il est le premier d'une importante
lignée d'empereurs illyriens. L'armée
le considère comme le successeur naturel de Gallien
après l'assassinat de ce dernier en septembre
268. Le Sénat et le peuple de Rome semblent avoir
bien accueilli cette nomination. Il mourra emporté
par la peste en 270.
En
septembre 270, Aurélien se trouve avec l'armée
sur la frontière du Danube. Il apparaît
alors comme un successeur désigné. Une
fois l'hiver passé à Rome, Aurelien retourne
auprès de ses troupes. En 275, il se trouve sur
la frontière du nord et fait échouer une
incursion des Juthunges. En septembre ou octobre de
la même année, il se trouve à Caenophrium,
près de Périnthe lorsqu'il est assassiné
sans doute pour une querelle privée. L'instigateur
du crime est Eros, son secrétaire particulier,
et ses exécutants appartiennent à la garde
prétorienne. Il meurt adulé de ses troupes.
L'armée enterre son chef en grande pompe à
Caenophrium. Le Sénat le divinise aussitôt
après. Il meurt en ayant restauré l'intégrité
de l'empire romain, réunifié pour la première
fois depuis quinze ans.
A
la mort d'Aurélien, le Sénat désigne
son successeur, Marcus Claudius Tacitus. Toutefois,
selon certaines sources, Tacite aurait été
désigné par l'armée. Il meurt assassiné
en juillet 276 à Tyane, en Cappadoce sans doute
à cause des exactions commises par son parent
Maximin.
Dès
la mort de Tacite, c'est le préfet du prétoire
Marcus Annius Florianus qui hérite du pouvoir.
Le Sénat et la majorité des provinces
le reconnaissent rapidement. Tout ce serait passé
à merveille si l'Egypte, la Syrie et les provinces
orientales ne s'étaient pas déclarées
en faveur d'un empereur rival : Marcus Aurelius Probus.
Les soldats de ce dernier convainquent ceux de Florien
de déposer leur empereur et de se rallier à
leur candidat. Dès que Florien tente de reprendre
l'initiative, il est assassiné. Il n'a régné
que quatre-vingt huit jours. Sa mort porte à
trois le nombre d'empereurs assassiné en un an.
Probus
succède donc à Florien en septembre 276.
En 282, il quitte Rome pour l'Orient avec l'intention
de faire campagne contre les Perses. Pour le préfet
du prétoire, Marcus Aurelius Carus, la tentation
est trop forte. Vers le début du mois de septembre
282, il se proclame empereur avec le soutien des armées
de Rhétie et de Norique (sur le Danube Supérieur).
L'armée de Probus se détourne de son chef
pour rejoindre celle de Carus. Probus meurt assassiné
près de Sirmium.
Carus
bénéficie de l'important soutien de l'armée
et de ses principaux chefs. En possession du pouvoir,
Carus prend le chemin de Rome en compagnie de ses deux
fils, Marcus Aurelius Carinus et Marcus Aurelius Numerius
Numerianus. Tous deux reçoivent le titre de César
et l'aîné devient consul avec son père
le 1er janvier 283. Carus serait mort foudroyé
dans son camp installé sur les rives du Tigre
en juillet ou août 283 près de Ctésiphon.
Il semblerait toutefois que la "foudre" qui
a frappé n'était autre que la main d'Aper,
préfet du prétoire, ou celle de Dioclétien,
commandant de la garde impériale.
Numérien,
fils cadet de Carus, se voit alors confié le
commandement de l'expédition perse. En 284, le
cortège impérial prend la direction du
Bosphore. Invalide depuis une grave infection des yeux, Numérien est la proie de son beau-père Aper. Pendant
quelque temps, personne ne se rend compte du meurtre,
la litière reprend chaque jour sa place dans
l'ordre de marche jusqu'à ce que l'odeur de putréfaction
rende le crime impossible à cacher. A la mort
de Numérien, les troupes acclament Dioclétien.
Sa première action consiste à tuer de
ses propres mains Aper.
A
la mort de son frère, Carin contrôle toujours
les provinces occidentales. Il fut élevé
au rang d'Auguste par son père en 283. A la fin
de l'été 285, ses troupes affrontent celles
de Dioclétien à la bataille de Margus
(Morava), près de la moderne Belgrade. Un des
officiers de Carin le poignarde alors que la victoire
lui semblait promise. La mémoire de Carin ainsi
que de Carus et Numérien sera condamnée,
les inscriptions effacées.
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